
ça déménage.....

Envoie moi d’autres poèmes
Envoie moi d’autres poèmes

Ne m’écris plus tes troubles, ni l’ivresse de moi.
Ne m’écris plus ces mots qui m’effeuillent et me livrent.
Ne me dis plus : « Je t’aime », expliques moi les « pourquoi ».
L’inutile qui nous lie, la présence qui fait vivre.
N’envoie plus de poème, ne chante plus mon nom.
Que les boucles des lettres ne peignent plus mon corps.
Ne plus être cette âme de ton inspiration.
Vivre dans ce silence pour t’aimer plus encore.
Je ne suis pas ces ambres, ni or, ni dentelle
Et je ne suis ni fée, ni muse, ni sirène.
Je suis la peau qui vibre quand tes mains m’interpellent.
Je suis rêve et envie, les essences aériennes.
J’habite tes baisers et je suis ton parfum.
Je suis souffle et génie, l’enthousiasme et l’esprit.
Je suis l’empreinte douce engravée en ton sein.
Je suis passion secrète qu’aucun verbe ne décrit.
Et si l’émoi te trouble écris-moi des quatrains.
Fais de tes mots des vers, de tes vers des refrains.
Esquisse nos désirs en fantasques dessins,
Écris-moi des « je t’aime » que je lirai sans fin.
le 28 Août 2007
La jeune feuille nue
illustration Luigi CritoneLa jeune feuille nue
Dans mes rêves d’émeraude, mon âme moribonde
Recherchait les fantômes de mes vers inspirés :
La lune me dévoilait ses formes pleines et rondes
En déposant sa robe aux feuillages cirés
Et dans les milles écrins des gouttes de rosée
Je vis les milles éclats du pâle corps de Nemain.
Et je la perçus alors dans ce taillis cachée
La jeune feuille nue qui s’en allait au bain.
Je pris la feuille vierge, je pris la feuille blanche.
Et je te dessinais, conjuguant l’indécence,
Aux courbes de tes seins, aux invites des hanches,
En étanchant ma plume aux esprits de tes sens
Dans mes rêves d’émeraude tu te faisais docile
A la composition de mes mains inspirées.
Tu vivais les escales de mes lèvres agiles
De ton propre voyage en souffles expirés.
Et dans les milles écrins des gouttes de rosée
Sous le sourire complice du reflet de Nemain.
Je serrais dans mes bras ton corps dénudé
Maudissant les secondes qui annonçaient demain.
le 20 mai 2008
Retrouvailles
Retrouvailles
Elle se coule dans ses bras guidée par les désirs
Insolente et lascive aux rythmes des soupirs
Sa langue accorde sur lui les baisers d'indécences
Des lèvres et des mains, maîtrise l'incandescence
Il maquille ses seins de frissons invisibles
La fièvre dans les reins d'une soif impossible
guide l'exploration des caresses impatientes
Les corps font fusion et distillent l'attente
Les dents, pincent les chairs, menaçantes et exquises
Jeu de langues données, sucées en friandises
La danse souple et belle des peaux qui se répondent
En ondes régulières des suppliques profondes
Les perles chaudes de vie se mêlent aux rosées
Par les caresses tendres s'abandonnent à Morphée
Elle, blottie dans ses bras se rend aux rêves doux
Lui, jouit du plaisir du souffle dans son cou
le 10 mars 2006
Jeu de paumes

Tes mains si fines, si agiles
Ta main cherche ma main
Sage et chaude main d'amie
Jeu de mains, jeu de paumes
Les doigts s'accrochent et s'enlacent
Des mains se frôlent
Elles ne se connaissaient pas
Et se sont dit "Je t'aime".
Tes mains si fines, si agiles
Ta main cherche mon corps
Doigts pétales
Tes mains affleurent de peau
Elles explorent et se faufilent
Caressent, dressent
Et fabriquent des secrets
Tes mains m'ont invité
Et tu es mon amante.
Tes mains si fines, si agiles
Ta main cherche mon cœur
Mains berceau, mains vaisseau
Voyage de la vie, voyage dans les songes
Tes mains posées en cercle
Sur un ventre arrondi
Tes mains dans mes cheveux
Je dors auprès de toi.
Tes mains si fines et si agiles
Dans le creux de ma main
Dans l'écrin de mes doigts
Me racontent leurs exploits
D'amour ...Pour moi.
le 21 avril 2005
illustration Marguerite Sauvage
A l’ombre des désirs
illustration : Alex varenne
Lorsque la nuit s’invite …
Habiller nos plaisirs de détours amoraux
Pour confier aux baisers le réveil de ta peau.
Dépenser mes caresses aux courbes de tes seins.
Lorsque la nuit s’effeuille …
En pétales de satin :
Accorder nos élans aux battements du cœur
Goûter, frôler, toucher, épouser tes chaleurs.
Se voler les frissons, s’échanger les murmures.
Lorsque la nuit s’invente …
Singulières courbures.
Dresser, pointer, darder et répondre à nos sangs,
Sentir vibrer ton corps au souffle de mon flanc.
Animer l’indolence, sombrer et s’accueillir.
Lorsque la nuit s’endort …
A l’ombre des désirs.
Je suis le velours de tes ombres
Illustration : Gibrat (encore)Je suis la peau sous ta main dans les draps mélangés,
Premier baiser matinal avant d’ouvrir les volets,
La caféine fumante, les miettes de pain grillé
Compagnie apaisante au petit déjeuner
Bruit de douche, brosse à dents et rasoir
Quand tu te coiffes au matin : la buée au miroir
Les promenades sur la plage, les folies vénitiennes
Le feu sur tes braises, les larmes sur tes peines
Je suis le velours de tes ombres, fraîcheur sur tes fièvres
La source pour tes soifs, la saveur sur tes lèvres
Je suis l’ami, le fiancé. Je suis l’amant
Je suis le Oui. Je suis le père de tes enfants
La chanson fredonnée du lever au coucher
Le « pourquoi » des parfums, les corsages échancrés
Les lingeries de dentelles, or, ambre et saphir
Les tasses de thé bouillantes, les dimanches sans sortir
Je suis ton pas, je suis caresses, les fossettes de ton sourire
Je suis ton cœur, ton rire, le souffle de tes soupirs
Je suis la main sur ta peau dans les draps mélangés
Je suis le dernier baiser sur ton corps apaisé.
le 9 février 2007
Les bassins endormis


Le soleil éclabousse les bassins endormis
Créant des mosaïques de miroirs argentés
Et pour unique indice des présences de vie
Le balai des insectes sur le feu des pavés
J'admire le jeu des ombres dessus son ventre nu
Sous le clos des paupières j'imagine ses songes
Sur le fil de ses lèvres un baiser retenu
Je m'invente lumière sur sa peau qui s'allonge
Je me fais tendre brise à l'effleur de son corps
Je dessine les contours au-delà des licences
J'adopte ses mélodies et rejoue ses accords
Je suis une caresse, confident du silence
Le jardin se réveille peu à peu des torpeurs
Les pétales assoupis rosissent dans leurs robes
Sous les étreintes chaudes se livrent en douceur
Aux balancements du souffle des sens qui se dérobent
Les bassins prennent vie par la chasse des carpes
Eclairs chauds et brillants dans le cache-cache humide
Se glissent dans les ombres et frôlent les escarpes
Pour rejoindre l'abîme des profondeurs avides
cartouche
le 15 mai 2007
illustration : Marguerite SAUVAGE
Elle se pare des ambres

Elle se pare des ambres, des cuivres, des ocres.
Elle a les eaux de perles, le chatoiement des nacres.
Elle est liane et ondine, la souplesse féline.
Elle est soie et ébène, la douceur câline
Mes mains savent la carte et connaissent les courses,
Les contours de ses seins et les secrètes sources.
Mes doigts sont des vaisseaux dans ses ports de dentelles.
Je suis Forban, elle est escale. Je suis son île, elle est mon sel.
Elle a mes caresses, Ondule sous mes baisers
Elle m'offre ses écrins aux miels parfumés
Elle est fauve dans l'étreinte, m'enivre quand elle chante
Elle est plume et duvet. Elle est terrible amante.
Elle accueille mes assauts et arrache ma conscience.
Se délecte de ma peau et elle boit mon essence.
Elle abat mes voilures, embrasse mon sommeil
M'entraîne aux abysses.... La belle était sirène.
Cartouche
le 12 septembre 2005
Chamailles à l’envers, Chamailles à l’endroit.

Chamailles à l'envers, Chamailles à l'endroit.
Aiguilles des horloges tricotent leurs bonheurs.
Sous les draps bienveillants d'un doux soleil d'hiver :
Caresses et baisers, les corps devenus chœur
Se chamaillent à l'endroit, se chamaillent à l'envers.
Exhume les parfums de ces nuits basilics
Je reçois la lumière par les veines d'Emeraudes.
Nous modelons l'amour aux chiffres des musiques
Egrainant à l'envi chaque seconde en fraude
Nos mains se sont unies pour que se créent les songes
Le vent doucement se perd pour éloigner l'aurore
Les sabliers s'arrêtent dans un tendre mensonge
Pour recouvrir l'éveil de mille poudres d'or.
Cartouche
Le 1er février 2007
Patio Andalou

Pépites d’argent
Constellation dans le jour
En cadeau céleste
Bleus Saphirs précieux
Tes yeux s’éclairent de l’azur
Sertis des étoiles
Dômes ouvragés
Splendeurs magiques des Orients
Souffle sur les toits
Une main caresse
Le désir de tes seins d’or
Voyage brûlant
Bassin andalou
Jardin secret du patio
J’aime boire à ta source
©artouche
le 11 avril 2006
Offrez-vous
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Balade irlandaise
illustration: ArinouchkineBalade irlandaise
Nous cueillons l’herbe creuse des ciboules sauvages,
Serrée entre les dents nous en buvons la sève.
L’Irlande laisse flotter les brumes des nuages,
Pour n’exister enfin qu’aux frontières du rêve.
Elle enflamme, pour nous, les pierres sèches des landes
Par les feux des lichens : de souffre et de safran.
Ensorcelés des chants du peuple des légendes
Nous étanchons nos soifs au cristal des torrents
Le crin vibre la corde aux hanches du violon
La mer creuse le ventre aux désirs du vent
Et cambre la souple verge d’infatigables joncs
Nous livrons nos baisers aux fougues des amants.
La flûte jouera sa part des gigues endiablées
Puis les balades tendres envelopperont nos nuits
Ton sein devenu mère porte déjà la vie.

Clair obscur

Dans la lumière pâle et sur ce fond de neige
Figée dans la beauté d’un camée centenaire
J’admirais votre taille serrée dans la soie grège
Je me prie à vouloir la tendre porcelaine
Vous tenir près de moi. Vous garder à dessein
Mes avances cavalières firent rougir vos veines
Les yeux baissés au sol : m’accordiez votre main
Je vous vois nue et belle dans le salon d’hiver
Aux lumières d’un feu en pleine incandescence
La beauté triomphante montée en cavalière
J’admire dessus moi la superbe indécence
Je me prends à vouloir sucer vos jolies lèvres
Tenir tout contre moi vos ronds et nobles seins
Alimenter d’exploits nos identiques fièvres
Les caresses des bouches, des sexes et des mains
Vous fûtes et vous serez toujours : femme farouche
L’oiseau à protéger ou l’amante guerrière
Et quand je déposerai baiser sur votre bouche
Le rouge sur vos joues sera : désirs d’aventurière
Ou à fragile fée qui tremble qu’on la touche
Je vous verrai toujours dedans ce contre jour
L’un profil de vierge, de pâle tourterelle
L’autre dans le clair obscur, d’experte en l’amour
Je vous aime frêle et forte, effrontée et pucelle
Qui aimez mon essence, qui aimez mes poèmes
©artouche
le 20 février 2007
Ecumes chaudes

Ecumes chaudes
Elle rêvait des embruns, de chevelures salées
Pieds nus sur les planches d'un de ces grands voiliers
Venait vider son cœur dans l'immortelle houle
Et apaiser ses fièvres dans les vagues qui roulent
Il avait pénétré des estuaires étroits
Aux subtils parfums, qui, le marin enchantent
Il a mouillé aussi en se montrant adroit
Dans sauvages méandres des criques les plus brûlantes
Par les écumes chaudes et les îles sucrées
Par les sources inconnues et par les mâts dressés
Par le grain dénudé et par les blonds rivages
Elle donna les trésors, il offrit les voyages
©artouche
le 20 mars 2006
Réveil dominical

©artouche
illustration: Gibrat
J’irai me baigner nu au creux des cressonnières

Quand mes brûlants espoirs soufflaient en tramontanes
Le soir avait baissé, ce fût aux lueurs des lampes
Que se redessinaient les lignes des campagnes
Je gravissais les dunes bombées de sable fin
Dévalais étourdi au creux de leur vallon
Elles se donnaient fébriles aux glissements de mes mains
Et j’écoutais les chants de leurs frais abandons
Je me laissais couler dans la tendre harmonique
Mon corps y répondant par de fiévreuses ondes
Soumis à la nature des rythmes volcaniques
Je descendais la plaine plus ferme et plus féconde
Un silence planait dessus les cressonnières
Je glissais dans la source en plus simple tenue
Me grisant des parfums et des douces colères
Que m’avait réservée la terre, sans retenue
J’ai perçu le frisson de vos paupières closes
J’ai perçu votre trouble au dessous des dentelles
Et je me pris à croire au vue de vos joues roses
Que vous rêviez ce soir d’être une terre nouvelle …
…. Où soufflent mes désirs
©artouche
J’aime à venir marcher sur cette plage
J’aime à venir marcher sur cette plage
Entre les lames de bronze, les lignes de ton corps
Prises entre jour et nuit dans la courte seconde
J’ai vu s’ouvrir les portes féeriques d’un monde
Me délivre un baiser dans cet échange unique
Je me grise du sel déposé sur mes lèvres
Et plonge dans ton onde, l’âme abîmée de fièvre
Connu l’apesanteur lente des descentes en passion
Boire l'air par ta bouche noyé dans tes cheveux
Exister par ta peau, vu l'amour par tes yeux
Du baiser qui rend vie et bouleverse l'innocence
Dans ce rêve insensé de revoir ton image
String

Une toile d’araignée tapissant une fleur
Une corolle tendre, un fragile bourgeon
Comme un baiser posé sur une corde à violon
Ultime avertissement aux publics avertis
Une chatte funambule sur un fil tendu
Cartouche
Le vent effeuille,
Tombent les dentelles, les broderies et les soies.
Tes seins s’habillent d’ambre, se dressent et s’offrent à moi.
Tes ombres se soulignent dans des lueurs satin;
Tu t’immoles, t’abandonnes et coules dans mes mains.
Les vagues opalines
Dansent et meurent doucement.
La rumeur de nos sangs, la cambrure de tes reins,
Ton souffle dans mon souffle, tu m’invites et j’étreints;
Nos baisers s’éparpillent. Je vibre et tu ondules,
Tes gestes se précisent pour un « Je » majuscule.
Les étoiles se baignent
Dans la mer au couchant
Tes lèvres entrouvertes, nous échangeons nos miels;
Tu m’offres un chaud berceau d’un fourreau de flanelle.
L’archer sur le violon chante des mélodies;
L’orgeat s’écoule en perles et répond à la vie.
Je t’aime...
« Le vent effeuille; la nuit nous prête asile.
Les vagues opalines dansent et meurent doucement.
Les étoiles se baignent dans la mer au couchant.
Je t’aime et je t’emporte dans ce charmant exil … »
©artouche
Matamore et Patapon

le 24 janvier 2008
Amante douce

Ombres caressantes
Mains affleurent de peau
Aventure des sens
Dentelles et soies
Ports ouverts à l’indécence
Flottées en vagues
Elle, Amante douce
Attirance vers d'autres voyages
S'abandonne à moi
©artouche
le 13 mars 2006







