Le vent effeuille,
La nuit nous prête asile.
Tombent les dentelles, les broderies et les soies.
Tes seins s’habillent d’ambre, se dressent et s’offrent à moi.
Tes ombres se soulignent dans des lueurs satin;
Tu t’immoles, t’abandonnes et coules dans mes mains.
Les vagues opalines
Dansent et meurent doucement.
La rumeur de nos sangs, la cambrure de tes reins,
Ton souffle dans mon souffle, tu m’invites et j’étreints;
Nos baisers s’éparpillent. Je vibre et tu ondules,
Tes gestes se précisent pour un « Je » majuscule.
Les étoiles se baignent
Dans la mer au couchant
Tes lèvres entrouvertes, nous échangeons nos miels;
Tu m’offres un chaud berceau d’un fourreau de flanelle.
L’archer sur le violon chante des mélodies;
L’orgeat s’écoule en perles et répond à la vie.
Je t’aime...
« Le vent effeuille; la nuit nous prête asile.
Les vagues opalines dansent et meurent doucement.
Les étoiles se baignent dans la mer au couchant.
Je t’aime et je t’emporte dans ce charmant exil … »
©artouche
le 06 mai 2005


1 commentaires:
ça me rappelle quelque chose pas si lointain tout ça!
ta fée
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