J’aime à venir marcher sur cette plage






J’aime à venir marcher sur cette plage


Aux heures du crépuscule quand les vagues sont d’or
Entre les lames de bronze, les lignes de ton corps
Prises entre jour et nuit dans la courte seconde
J’ai vu s’ouvrir les portes féeriques d’un monde


Tu te montres sirène, naïve et impudique
Me délivre un baiser dans cet échange unique
Je me grise du sel déposé sur mes lèvres
Et plonge dans ton onde, l’âme abîmée de fièvre


J’ai pu toucher des doigts le cristal des grands fonds
Connu l’apesanteur lente des descentes en passion
Boire l'air par ta bouche noyé dans tes cheveux
Exister par ta peau, vu l'amour par tes yeux


Je garde toujours en moi cette empreinte des sens
Du baiser qui rend vie et bouleverse l'innocence

Je suis venu encore marcher sur cette plage
Dans ce rêve insensé de revoir ton image



©artouche
Le 14 mars 2006