
Le soleil doucement marque de son fer
Les vagues de draps blancs agités par la nuit.
Dans un désordre lent les gouttes de lumière
Soulignent les méandres de nos corps réunis.
Tes épaules brunies sous cette écume dense
Dessinent un rivage par le grain de ta peau.
Les trilles d’un oiseau percent l’épais silence
Et les cloches de bronze répondent en écho.
Ta bouche de corail aux lèvres à peine écloses
Dans le pli de mon cou, ma poitrine assoupie ;
En manière de baiser chargée de mille choses
Langoureusement posée me ramène à la vie.
©artouche
Le 12 août 2005
illustration: Gibrat

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