Elle se pare des ambres






Elle se pare des ambres

Elle se pare des ambres, des cuivres, des ocres.
Elle a les eaux de perles, le chatoiement des nacres.
Elle est liane et ondine, la souplesse féline.
Elle est soie et ébène, la douceur câline

Mes mains savent la carte et connaissent les courses,
Les contours de ses seins et les secrètes sources.
Mes doigts sont des vaisseaux dans ses ports de dentelles.
Je suis Forban, elle est escale. Je suis son île, elle est mon sel.

Elle a mes caresses, Ondule sous mes baisers
Elle m'offre ses écrins aux miels parfumés
Elle est fauve dans l'étreinte, m'enivre quand elle chante
Elle est plume et duvet. Elle est terrible amante.

Elle accueille mes assauts et arrache ma conscience.
Se délecte de ma peau et elle boit mon essence.
Elle abat mes voilures, embrasse mon sommeil
M'entraîne aux abysses.... La belle était sirène.

Cartouche
le 12 septembre 2005