
Près de vous, j’ai fait ce rêve. Le sang aux tempes
Quand mes brûlants espoirs soufflaient en tramontanes
Le soir avait baissé, ce fût aux lueurs des lampes
Que se redessinaient les lignes des campagnes
Je gravissais les dunes bombées de sable fin
Dévalais étourdi au creux de leur vallon
Elles se donnaient fébriles aux glissements de mes mains
Et j’écoutais les chants de leurs frais abandons
Je me laissais couler dans la tendre harmonique
Mon corps y répondant par de fiévreuses ondes
Soumis à la nature des rythmes volcaniques
Je descendais la plaine plus ferme et plus féconde
Un silence planait dessus les cressonnières
Je glissais dans la source en plus simple tenue
Me grisant des parfums et des douces colères
Que m’avait réservée la terre, sans retenue
J’ai perçu le frisson de vos paupières closes
J’ai perçu votre trouble au dessous des dentelles
Et je me pris à croire au vue de vos joues roses
Que vous rêviez ce soir d’être une terre nouvelle …
…. Où soufflent mes désirs
©artouche
Quand mes brûlants espoirs soufflaient en tramontanes
Le soir avait baissé, ce fût aux lueurs des lampes
Que se redessinaient les lignes des campagnes
Je gravissais les dunes bombées de sable fin
Dévalais étourdi au creux de leur vallon
Elles se donnaient fébriles aux glissements de mes mains
Et j’écoutais les chants de leurs frais abandons
Je me laissais couler dans la tendre harmonique
Mon corps y répondant par de fiévreuses ondes
Soumis à la nature des rythmes volcaniques
Je descendais la plaine plus ferme et plus féconde
Un silence planait dessus les cressonnières
Je glissais dans la source en plus simple tenue
Me grisant des parfums et des douces colères
Que m’avait réservée la terre, sans retenue
J’ai perçu le frisson de vos paupières closes
J’ai perçu votre trouble au dessous des dentelles
Et je me pris à croire au vue de vos joues roses
Que vous rêviez ce soir d’être une terre nouvelle …
…. Où soufflent mes désirs
©artouche
le 19 février 2007

